poeme d'amour et parole de chanson

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mardi, novembre 1 2011

Cantique des cantiques, de Salomon

Cantique des cantiques 1

1.’’Cantique des cantiques, de Salomon.’’




2.Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! Car ton amour vaut mieux que le vin,

3.tes parfums ont une odeur suave ; ton nom est un parfum qui se répand ; c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.




4.Entraîne-moi après toi ! Nous courrons ! Le roi m’introduit dans ses appartements... Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi ; nous célébrerons ton amour plus que le vin. C’est avec raison que l’on t’aime.




5.Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon. 6.Ne prenez pas garde à mon teint noir : C’est le soleil qui m’a brûlée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m’ont faite gardienne des vignes. Ma vigne, à moi, je ne l’ai pas gardée.


7.Dis-moi, ô toi que mon cœur aime, où tu fais paître tes brebis, où tu les fais reposer à midi ; car pourquoi serais-je comme une égarée près des troupeaux de tes compagnons ?




8.Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, sors sur les traces des brebis, et fais paître tes chevreaux près des demeures des bergers.




9.À ma jument qu’on attelle aux chars de Pharaon je te compare, ô mon amie.

10.Tes joues sont belles au milieu des colliers, ton cou est beau au milieu des rangées de perles.

11.Nous te ferons des colliers d’or, avec des points d’argent.




12.- Tandis que le roi est dans son entourage, mon nard exhale son parfum.

13.Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe, qui repose entre mes seins.

14.Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne des vignes d’En-Guédi.




15.- Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes.




16.- Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable ! Notre lit, c’est la verdure.




17.- Les solives de nos maisons sont des cèdres, nos lambris sont des cyprès.






Cantique des cantiques 2

1.- Je suis un narcisse de Saron, un lis des vallées.

2.- Comme un lis au milieu des épines, telle est mon amie parmi les jeunes filles.




3.- Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. J’ai désiré m’asseoir à son ombre, et son fruit est doux à mon palais.

4.Il m’a fait entrer dans la maison du vin ; et la bannière qu’il déploie sur moi, c’est l’amour.

5.Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins, fortifiez-moi avec des pommes ; car je suis malade d’amour.




6.Que sa main gauche soit sous ma tête, et que sa droite m’embrasse !




7.- Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour, avant qu’elle le veuille.

8.C’est la voix de mon bien-aimé ! Le voici, il vient, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines.

9.Mon bien-aimé est semblable à la gazelle ou au faon des biches.



Le voici, il est derrière notre mur, il regarde par la fenêtre, il regarde par le treillis.




10.Mon bien-aimé parle et me dit : Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !

11.Car voici, l’hiver est passé ; la pluie a cessé, elle s’en est allée.

12.Les fleurs paraissent sur la terre, le temps de chanter est arrivé, et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.

13.Le figuier embaume ses fruits, et les vignes en fleur exhalent leur parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !




14.Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher, qui te caches dans les parois escarpées, fais-moi voir ta figure, fais-moi entendre ta voix ; car ta voix est douce, et ta figure est agréable.




15.Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes ; car nos vignes sont en fleur.




16.Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui ; il fait paître son troupeau parmi les lis.




17.Avant que le jour se rafraîchisse, et que les ombres fuient, reviens !... sois semblable, mon bien-aimé, à la gazelle ou au faon des biches, sur les montagnes qui nous séparent.






Cantique des cantiques 3

1.Sur ma couche, pendant les nuits, j’ai cherché celui que mon cœur aime ; je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé...

2.Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville, dans les rues et sur les places ; je chercherai celui que mon cœur aime... Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé.




3.Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée : Avez-vous vu celui que mon cœur aime ?




4.À peine les avais-je passés, que j’ai trouvé celui que mon cœur aime ; je l’ai saisi, et je ne l’ai point lâché jusqu’à ce que je l’aie amené dans la maison de ma mère, dans la chambre de celle qui m’a conçue.




5.Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour, avant qu’elle le veuille.




6.Qui est celle qui monte du désert, comme des colonnes de fumée, au milieu des vapeurs de myrrhe et d’encens et de tous les aromates des marchands ?




7.Voici la litière de Salomon, et autour d’elle soixante vaillants hommes, des plus vaillants d’Israël.

8.Tous sont armés de l’épée, sont exercés au combat ; chacun porte l’épée sur sa hanche, en vue des alarmes nocturnes.




9.Le roi Salomon s’est fait une litière de bois du Liban.

10.Il en a fait les colonnes d’argent, le dossier d’or, le siège de pourpre ; au milieu est une broderie, œuvre d’amour des filles de Jérusalem.




11.Sortez, filles de Sion, regardez le roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l’a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur.






Cantique des cantiques 4

1.Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes, derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, suspendues aux flancs de la montagne de Galaad.

2.Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, qui remontent de l’abreuvoir ; toutes portent des jumeaux, aucune d’elles n’est stérile.

3.Tes lèvres sont comme un fil cramoisi, et ta bouche est charmante ; ta joue est comme une moitié de grenade, derrière ton voile.

4.Ton cou est comme la tour de David, bâtie pour être un arsenal ; mille boucliers y sont suspendus, tous les boucliers des héros.

5.Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d’une gazelle, qui paissent au milieu des lis.




6.Avant que le jour se rafraîchisse, et que les ombres fuient, j’irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l’encens.




7.Tu es toute belle, mon amie, et il n’y a point en toi de défaut.




8.Viens avec moi du Liban, ma fiancée, viens avec moi du Liban ! Regarde du sommet de l’Amana, du sommet du Senir et de l’Hermon, des tanières des lions, des montagnes des léopards.




9.Tu me ravis le cœur, ma sœur, ma fiancée, tu me ravis le cœur par l’un de tes regards, par l’un des colliers de ton cou.

10.Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée ! Comme ton amour vaut mieux que le vin, et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates !

11.Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ; il y a sous ta langue du miel et du lait, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban.




12.Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée, une source fermée, une fontaine scellée.

13.Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers, avec les fruits les plus excellents, les troënes avec le nard ;

14.Le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome, avec tous les arbres qui donnent l’encens ; la myrrhe et l’aloès, avec tous les principaux aromates ;
15.Une fontaine des jardins, une source d’eaux vives, des ruisseaux du Liban.




16.Lève-toi, aquilon ! viens, autan ! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s’en exhalent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu’il mange de ses fruits excellents !






Cantique des cantiques 5

1.J’entre dans mon jardin, ma sœur, ma fiancée ; je cueille ma myrrhe avec mes aromates, je mange mon rayon de miel avec mon miel, je bois mon vin avec mon lait...



Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d’amour !




2.J’étais endormie, mais mon cœur veillait... C’est la voix de mon bien-aimé, qui frappe : Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est couverte de rosée, mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit.




3.- J’ai ôté ma tunique ; comment la remettrais-je ? J’ai lavé mes pieds ; comment les salirais-je ?

4.Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre, et mes entrailles se sont émues pour lui.

5.Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé ; et de mes mains a dégoutté la myrrhe, de mes doigts, la myrrhe répandue sur la poignée du verrou.




6.J’ai ouvert à mon bien-aimé ; mais mon bien-aimé s’en était allé, il avait disparu. J’étais hors de moi, quand il me parlait. Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé ; je l’ai appelé, et il ne m’a point répondu.

7.Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée ; ils m’ont frappée, ils m’ont blessée ; ils m’ont enlevé mon voile, les gardes des murs.




8.Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ?... Que je suis malade d’amour.




9.Qu’a ton bien-aimé de plus qu’un autre, ô la plus belle des femmes ? Qu’a ton bien-aimé de plus qu’un autre, pour que tu nous conjures ainsi ?




10.Mon bien-aimé est blanc et vermeil ; il se distingue entre dix mille.

11.Sa tête est de l’or pur ; ses boucles sont flottantes, noires comme le corbeau.

12.Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux, se baignant dans le lait, reposant au sein de l’abondance.

13.Ses joues sont comme un parterre d’aromates, une couche de plantes odorantes ; ses lèvres sont des lis, d’où découle la myrrhe.

14.Ses mains sont des anneaux d’or, garnis de chrysolithes ; son corps est de l’ivoire poli, couvert de saphirs ;

15.Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, posées sur des bases d’or pur. Son aspect est comme le Liban, distingué comme les cèdres.

16.Son palais n’est que douceur, et toute sa personne est pleine de charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem !






Cantique des cantiques 6

1.Où est allé ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? De quel côté ton bien-aimé s’est-il dirigé ? Nous le chercherons avec toi.

2.Mon bien-aimé est descendu à son jardin, au parterre d’aromates, pour faire paître son troupeau dans les jardins, et pour cueillir des lis.

3.Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ; il fait paître son troupeau parmi les lis.

4.Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa, agréable comme Jérusalem, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières.

5.Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, suspendues aux flancs de Galaad.

6.Tes dents sont comme un troupeau de brebis, qui remontent de l’abreuvoir ; toutes portent des jumeaux, aucune d’elles n’est stérile.

7.Ta joue est comme une moitié de grenade, derrière ton voile...




8.Il y a soixante reines, quatre-vingts concubines, et des jeunes filles sans nombre.

9.Une seule est ma colombe, ma parfaite ; elle est l’unique de sa mère, la préférée de celle qui lui donna le jour. Les jeunes filles la voient, et la disent heureuse ; les reines et les concubines aussi, et elles la louent. 1

0.Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières ?




11.Je suis descendue au jardin des noyers, pour voir la verdure de la vallée, pour voir si la vigne pousse, si les grenadiers fleurissent.

12.Je ne sais, mais mon désir m’a rendue semblable aux chars de mon noble peuple.






Cantique des cantiques 7

1.Reviens, reviens, Sulamithe ! Reviens, reviens, afin que nous te regardions. Qu’avez-vous à regarder la Sulamithe comme une danse de deux chœurs ?




2.Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince ! Les contours de ta hanche sont comme des colliers, œuvre des mains d’un artiste.

3.Ton sein est une coupe arrondie, Où le vin parfumé ne manque pas ; ton corps est un tas de froment, entouré de lis.

4.Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d’une gazelle.

5.Ton cou est comme une tour d’ivoire ; tes yeux sont comme les étangs de Hesbon, près de la porte de Bath-Rabbim ; ton nez est comme la tour du Liban, qui regarde du côté de Damas.

6.Ta tête est élevée comme le Carmel, et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre ; un roi est enchaîné par des boucles !...




7.Que tu es belle, que tu es agréable, ô mon amour, au milieu des délices !

8.Ta taille ressemble au palmier, et tes seins à des grappes.

9.Je me dis : Je monterai sur le palmier, j’en saisirai les rameaux ! Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, le parfum de ton souffle comme celui des pommes,

10.et ta bouche comme un vin excellent,...



Qui coule aisément pour mon bien-aimé, et glisse sur les lèvres de ceux qui s’endorment !

11.Je suis à mon bien-aimé, et ses désirs se portent vers moi.




12.Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs, demeurons dans les villages !

13.Dès le matin nous irons aux vignes, nous verrons si la vigne pousse, si la fleur s’ouvre, si les grenadiers fleurissent. Là je te donnerai mon amour.

14.Les mandragores répandent leur parfum, et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits, nouveaux et anciens : Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.






Cantique des cantiques 8

1.Oh ! que n’es-tu mon frère, allaité des mamelles de ma mère ! Je te rencontrerais dehors, je t’embrasserais, et l’on ne me mépriserait pas.

2.Je veux te conduire, t’amener à la maison de ma mère ; tu me donneras tes instructions, et je te ferai boire du vin parfumé, du moût de mes grenades.




3.Que sa main gauche soit sous ma tête, et que sa droite m’embrasse !




4.Je vous en conjure, filles de Jérusalem, ne réveillez pas, ne réveillez pas l’amour, avant qu’elle le veuille.




5.Qui est celle qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé ?



Je t’ai réveillée sous le pommier ; là ta mère t’a enfantée, c’est là qu’elle t’a enfantée, qu’elle t’a donné le jour.




6.Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ; car l’amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel.

7.Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, et les fleuves ne le submergeraient pas ; quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, il ne s’attirerait que le mépris.

8.Nous avons une petite sœur, qui n’a point encore de mamelles ; que ferons-nous de notre sœur, le jour où on la recherchera ?

9.- Si elle est un mur, nous bâtirons sur elle des créneaux d’argent ; si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.

10.- Je suis un mur, et mes seins sont comme des tours ; j’ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.




11.Salomon avait une vigne à Baal-Hamon ; il remit la vigne à des gardiens ; chacun apportait pour son fruit mille sicles d’argent.

12.Ma vigne, qui est à moi, je la garde. À toi, Salomon, les mille sicles, et deux cents à ceux qui gardent le fruit !




13.Habitante des jardins ! Des amis prêtent l’oreille à ta voix. Daigne me la faire entendre !

14.Fuis, mon bien-aimé ! Sois semblable à la gazelle ou au faon des biches, sur les montagnes des aromates !

dimanche, mai 17 2009

Petit Poème érotique

Et je regrette et je cherche Psappha

Et je regrette et je cherche ton doux baiser.
Quelle femme saurait me plaire et m’apaiser ?
Laquelle apporterait les voluptés anciennes
Sur des lèvres sans fard et pareilles aux tiennes ?

Je le sais, tu mentais, ton rire sonnait creux
Mais ton baiser fut lent, étroit et savoureux,
Il s’attardait, et ce baiser atteignait l’âme,
Car tu fus à la fois le serpent et la femme.

Mais souviens-toi de la façon dont je t’aimais…
Moi, ne suis-je plus rien dans ta chair ? Si jamais
Tu sanglotas mon nom dans l’instant sans défense,
Souviens-toi de ce cri suivi d’un grand silence.

Je ne sais plus aimer les beaux chants ni les lys
Et ma maison ressemble aux grands nécropolis.
Moi qui voudrais chanter, je demeure muette.
Je désire et je cherche et surtout je regrette…

(Renée Vivien, Sillages, 1908)

vendredi, février 6 2009

Saint-Valentin rime à rien

Pour nous c'est la fête
Tous les jours pour toujours
On est juste pompette
C'est vraiment par amour

Pourquoi marquer le coup
Un seul jour dans l'an
Un baiser dans le cou
Nous appelle tout le temps

S'il faut vraiment célébrer
Cette fête des amoureux
S'en tenir au calendrier
Suffit juste un peu

Nous sommes main dans la main
Et le bonheur exhaussé
Les jours glissent sans destin
L'amour on l'a déjà trouvé

Valentin tous les jours
Quel présent peut nous combler
Le cadeau c'est notre amour
Nous de sentiments assoiffés


zoran.tempete

jeudi, janvier 29 2009

Bénévole

La première fois, je l'ai vue
Elle avait choisi son endroit
Pour exercer sa belle vertu
A l'égard des gens de droit

J'allais laver mon linge
C'était la première fois
Je m'y prenais comme un singe
Elle m'accueillit avec force de voix

Voulant me corriger :
La laverie a ses lois
Je vois qui tu es
Tu ne dois pas faire comme cela

Il y a tant de boutons
Quel doit être mon choix
Mais je vois dans ses joues bonbon
Qu'elle ne s'arrêtera pas là

Je faisais, je crois, le nécessaire
Mais c'est à mon linge qu'elle devina
Que je fus vraiment célibataire
Dans le tambour qui se dévida

Elle prit la chose en main
Je ne refusai pas
Et en un tournemain
Mis la machine au pas

Elle m'indiqua l'heure du bain
Et me prit par le bras
Le linge a maintenant son destin
Il ne s'enfuira pas

Soudain, je me fis conduire
Je n'avais pas le choix
Elle me demanda de lui dire
Un grand oui à haute voix

C'était une remise dérobée
Elle voulait du bien de moi
Elle m'offrit un baiser
Je n'avais plus du tout froid

Dans un grand silence
Elle me dit : je suis à toi
Quelle grande délivrance
Tu peux revenir les prochaines fois

zoran.tempete

dimanche, janvier 18 2009

film : Un baiser s'il vous plaît

Pour inaugurer cette nouvelle catégorie "film d'amour", consacrée à l'amour au (du ?) cinéma (non, SUR l'écran !) : "Un baiser s'il vous plaît"



En déplacement pour un soir à Nantes, Emilie rencontre Gabriel. Séduits l'un par l'autre, mais ayant déjà chacun une vie, ils savent qu'ils ne se reverront sans doute jamais. Il aimerait l'embrasser. Elle aussi, mais une histoire l'en empêche : celle d'une femme mariée et de son meilleur ami surpris par les effets d'un baiser. Un baiser qui aurait dû être sans conséquences...



Date de sortie : 12 Décembre 2007 Réalisé par Emmanuel Mouret Avec Emmanuel Mouret, Virginie Ledoyen, Julie Gayet Film français. Genre : Comédie, Romance Durée : 1h 40min. Année de production : 2007 Distribué par TFM Distribution

dimanche, janvier 11 2009

Cafés croissants

La lune vient de s'éteindre
Et tu es assise près de moi
Tu es venue me rejoindre
Sous la blanche pergola

Le vent s'arrête de geindre
Ton épaule et la mienne
Rien de plus à enfreindre
Nos mains nous préviennent

Le jour vient à peindre
Sur ton visage le sourire
Tout signe et le moindre
Peut délicatement me suffire

Le froid nous fait rejoindre
Tous les élans pâles de la nuit
Il y avait plus à feindre
Qu'une goutte de pluie

Le café noir vient nous atteindre
Nos lèvres encore humides
Nos baisers à teindre
L'un l'autre comme un fluide

Plus rien à craindre
Le jour est bien levé
Il y avait tant à empreindre
Qu'il nous faut nous restaurer

zoran.tempete

jeudi, janvier 8 2009

Emotions

Grain satin et soyeux de ta peau
me donnent frissons, douceur exquise.
Quand mes mains, ma langue, ma bouche,
de ton corps proie soumise,
se repaissent à ne plus faim !

Découvrir tes endroits les plus secrets,
endroits interdits aux étrangers.
Tu es ma Terre, je suis ton roi,
prêts à querelle si l'on t'ôte à moi.

Tes courbes sont comme océans et mers à dompter,
telle une Armada je m'y lance à naviguer.
Mouvements de tes hanches, comme flots déchaînés,
m'enfoncent en toi, pour m'y noyer.

Découvrir tes endroits les plus secrets,
endroits interdits aux étrangers.
Tu es la Mer, je suis ton roi,
comme Poseidon vivant en toi.

A ta fontaine d'Amour je veux m'arrêter,
pour y déposer un doux et long baiser.
Y assouvir ma soif de désir,
en buvant ton hydromel du jouir.

Découvrir tes endroits les plus secrets,
endroits interdits aux étrangers.
Tu es fontaine de l'Amour,
je m'y baigne comme aux beaux jours... Mon Amour.

sweetgen (sweetgen@laposte.net) - 01/2009

dimanche, décembre 28 2008

Laisse moi

Laisse moi toucher
Laisse moi caresser
Laisse moi embrasser
Ton doux corps
De diamant et d'or

Laisse moi d'un baiser
Embrasser tes lèvres satiné
Et ceuillir la fleur de pêcher

Je veux sentir
Je veux tenir
Ton corp si doux
Entre mes mains de satin
Te faire jouir
Oui jouir de plaisir
Pour que comme le volcan
Tu exploses sans fin
Et que cet lave
Doucement se glisse
Sur mon corps enflammé
Et que je brûle de désir
Au moment de le sentir
Et que je puisse de nouveau vivre.

fleurbleue