poeme d'amour et parole de chanson

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lundi, décembre 29 2008

lentement les heures

lentement les heures


lumignon de lumière dorée
la tulipe rouge orangé
ouvre ses paupières effrangées

sur le jardin ivre de langueur
qui abandonne sa torpeur au chœur
des abeilles qui butinent son coeur

chaque fragment de verdure
ouvre sur le fronton de l’azur
le bleu infini d’une épure

où lentement les heures
parfumées de senteurs
font éclore l’âme des fleurs



Françoise Urban-Menninger : Grappes d’azur

dimanche, décembre 21 2008

Petite Marie

Petite Marie, je parle de toi
Parce qu'avec ta petite voix,
Tes petites manies,
Tu as versé sur ma vie
Des milliers de roses.

Petite furie, je me bats pour toi,
Pour que dans dix mille ans de ça
On se retrouve à l'abri,
Sous un ciel aussi joli
Que des milliers de roses.

Je viens du ciel
Et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi,
D'un musicien
Qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois,
De leur amour
Plus bleu que le ciel autour.

Petite Marie, je t'attends transi
Sous une tuile de ton toit.
Le vent de la nuit froide
Me renvoie la ballade
Que j'avais ecrite pour toi

Petite furie, tu dis que la vie
C'est une bague à chaque doigt.
Au soleil de Floride,
Moi mes poches sont vides,
Et mes yeux pleurent de froid.

Je viens du ciel
Et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi,
D'un musicien
Qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois,
De leur amour
Plus bleu que le ciel autour.

Dans la pénombre de ta rue,
Petite Marie, m'entends-tu?
Je n'attends plus que toi pour partir...
Dans la pénombre de ta rue,
Petite Marie, m'entends-tu?
Je n'attends plus que toi pour partir...

Je viens du ciel
Et les étoiles entre elles
Ne parlent que de toi,
D'un musicien
Qui fait jouer ses mains
Sur un morceau de bois,
De leur amour
Plus bleu que le ciel autour


Francis Cabrel
PETITE MARIE

jeudi, décembre 4 2008

San Francisco

C'est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied
On ne frappe pas
Ceux qui vivent là
Ont jeté la clé

On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et on vient s'asseoir
Autour du repas
Tout le monde est là
A cinq heures du soir

Quand SAN FRANCISCO s'embrume
Quand SAN FRANCISCO s'allume
SAN FRANCISCO
Ou êtes vous
Lizzard et Luc
Psylvia
Attendez-moi

Nageant dans le brouillard
Enlacés roulant dans l'herbe
On écoutera Tom à la guitare
Phil à la kéna jusqu'à la nuit noire
Un autre arrivera
Pour nous dire des nouvelles
D'un qui reviendra dans un an ou deux
Puisqu'il est heureux on s'endormira

Quand SAN FRANCISCO se lève...
Quand SAN FRANCISCO se lève...

C'est une maison bleue
Accrochée à ma mémoire
On y vient à pied
On ne frappe pas
Ceux qui vivent là
Ont jeté la clé
Peuplée de cheveux longs
De grand lits et de musique
Peuplée de lumière
Et peuplée de fous
Elle sera dernière
A rester debout

Si SAN FRANCISCO s'effondre...
Si SAN FRANCISCO s'effondre...

Maxime Le Forestier SAN FRANCISCO