poeme d'amour et parole de chanson

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Mot-clé - bonheur

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vendredi, juin 18 2010

Mon coeur

Mon cœur


Après temps de malheur,
Je ne croyais plus au bonheur,
Je croyais, avoir aimé,
Et ne plus l’être à jamais,
Mais je ne savais pas,
Qu’au fond de mon cœur,
Dormait tant de douceur.
La vie m’avait aigri,
Le ciel était gris,
Pensant que l’on m’avait tout pris,
Mais, il restait le meilleur.
Arrivé comme un planeur,
J’ai retrouvé mon seigneur,
Plus de pleurs, plus de malheur,
Il m’offrirai que le meilleur.
Il m’a pris mon cœur,
De ses yeux enjôleurs,
Pour m’emmener ailleurs,
Vivre que de bonheur.
Ces quelques mots,
Dont je suis l’auteure,
Émanent de mon cœur
J’aurai aimé, te les souffler en douceur,
Mais je te les offre par porteur.
Je ne veux pour toi, que le meilleur,
Car tu es monseigneur,
Et je ne veux plus vivre ailleurs,
Qu’au fond de ton cœur.
Ne laissons pas entrer, toute forme de malheur,
Gardons notre douceur et notre chaleur,
Nourrir notre cœur.
Ton sourire ravageur, éclaire mon cœur,
Je ne suis pas d’humeur à me mettre au labeur,
Alors je laisse mon cœur décrire mon bonheur.


Angélina BERGERON
AB CONSEILS & SERVICES
angelinabergeron@gmail.com

jeudi, février 26 2009

Etre heureux

"On peut supporter seul le chagrin, mais il faut être deux pour être heureux."

E. Hubbard

mercredi, novembre 26 2008

Que serais-je sans toi ?

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes
N'est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues
Terre terre voici ses rades inconnues

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement

Jean Ferrat
QUE SERAIS-JE SANS TOI
Le poème d'Aragon

lundi, novembre 17 2008

Ne me quitte pas

Jacques Brel NE ME QUITTE PAS 1959

Ne me quitte pas Il faut oublier Tout peut s'oublier Qui s'enfuit déjà Oublier le temps Des malentendus Et le temps perdu A savoir comment Oublier ces heures Qui tuaient parfois A coups de pourquoi Le coeur du bonheur Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas

Moi je t'offrirai Des perles de pluie Venues de pays Où il ne pleut pas Je creuserai la terre Jusqu'après ma mort Pour couvrir ton corps D'or et de lumière Je ferai un domaine Où l'amour sera roi Où l'amour sera loi Où tu seras reine Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas

Ne me quitte pas Je t'inventerai Des mots insensés Que tu comprendras Je te parlerai De ces amants là Qui ont vu deux fois Leurs coeurs s'embraser Je te raconterai L'histoire de ce roi Mort de n'avoir pas Pu te rencontrer Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas

On a vu souvent Rejaillir le feu D'un ancien volcan Qu'on croyait trop vieux Il est paraît-il Des terres brûlées Donnant plus de blé Qu'un meilleur avril Et quand vient le soir Pour qu'un ciel flamboie Le rouge et le noir Ne s'épousent-ils pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas

Ne me quitte pas Je ne vais plus pleurer Je ne vais plus parler Je me cacherai là A te regarder Danser et sourire Et à t'écouter Chanter et puis rire Laisse-moi devenir L'ombre de ton ombre L'ombre de ta main L'ombre de ton chien Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas

Au fond du coeur

au fond de notre coeur, un beau jour, le beau jour de tes yeux continue. Les champs, l'été, les bois, le fleuve. Fleuve seul animant l'apparence des cimes. Notre amour c'est l'amour de la vie, le mépris de la mort. A même la lumière contredite, souffrante, sans croissance ni fin, un jour sur terre, plus clair en plein terre que les roses mortelles dans les sources de midi.

Au fond de notre coeur, tes yeux dépassent tous les ciels, leur coeur de nuit. Flèches de joie, ils tuent le temps, ils tuent l'espoir et le regret, ils tuent l'absence.

La vie, seulement la vie, la forme humaine autour de tes yeux clairs.

D’une main composée pour moi Et qu’elle soit faible qu’importe Cette main double la mienne Pour tout lier tout délivrer Pour m’endormir pour m’éveiller D’un baiser la nuit des grands rapports humains Un corps auprès d’un autre corps La nuit des grands rapports terrestres la nuit native de ta bouche La nuit où rien ne se sépare

Que ma parole pèse sur la nuit qui passe Et que s’ouvre toujours la porte par laquelle Tu es entrée dans ce poème Porte de ton sourire et porte de ton corps

Par toi je vais de la lumière à la lumière De la chaleur à la chaleur C’est par toi que je parle et tu restes au centre De tout comme un soleil consentant au bonheur

Paul Eluard