poeme d'amour et parole de chanson

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mardi, janvier 13 2009

au cou du jour

j’accroche au cou du jour
des guirlandes de poèmes
où rougeoie mon cœur

le soleil roule dans mon tablier
avec les pommes de l’automne
qui ont gardé la saveur de l’enfance

Françoise Urban-Menninger : Grappes d’azur

mardi, décembre 23 2008

Au bal masqué

Je n'ai vu que ses yeux luire sous masque noir.
Ils étaient azurés, et d'un éclat notoire.
J'ai voulu voir son corps,entre mes bras se choir,
Mais l'envie ne suffit jamais d'avoir la gloire !

J'ai vu deux longues mèches pointer des deux côtés.
Coloriées pure pêche ou du miel importé,
Ondulantes mais pêchent d'un mouvement sauter.
Et les parties très fraîches, du corps, je les ratais!

Sa bouche un beau joujou qui glorifie l'orfèvre.
Ses lèvres des bijoux m'ont jetée dans la fièvre.
Sans oublier le cou fin un joli chef-d'œuvre.
L'épaule me rend fou, balançant comme pieuvre.

Les seins dans les sursauts divaguaient comme houle,
Pointés dans un air haut,très peu cachés des foules.
Et un pantalon gros, d'en bas mais le haut moule,
Montrant l'amphore beau:qui enchante et saoule.

Sa voix qui raisonnait : une flûte enchantée,
Laissait emprisonner mon cœur et l'empâter,
Le charme qui sonnait de ses propos jetés
Dévie les cantonnés ermites et piétés.

Je n'ai pu retenir mes élans sensuels,
Et je n'avais des yeux que pour ma demoiselle:
Comme une libellule accrochée par ficelles
A ses mains je tournais constamment autour d'elle!

J'aurais payé un an de ma vie pour l'avoir
Dansée collée à moi et beaucoup plus pour voir
Ses seins contre ma bouche,seules dans une foire .

Je me suis rapprochée d'elle pour l'accoster,
Mais j'étais empochée par quelqu'un à côté,
Et je n'ai pu lâcher un mot pour l'affréter!

C'était une soirée avec quelques amis,
Et j'ai bien regretté d'être nombreux venus:
Si j'étais, vraiment seule, je l'aurais sûr suivie,
Pour découvrir la meule tapie sous ses habits!

Jadeaust