poeme d'amour et parole de chanson

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mercredi, décembre 31 2008

A Suzanne, ma femme, flamme qui brûle dans mon coeur...

(Leonard Cohen) adaptation française Graeme Allwright, chanté par Alain Bashung

Suzanne t'emmène écouter les sirènes
Elle te prend par la main
Pour passer une nuit sans fin
Tu sais qu'elle est à moitié folle
C'est pourquoi tu veux rester
Sur un plateau d'argent
Elle te sert du thé au jasmin
Et quand tu voudrais lui dire
Tu n'as pas d'amour pour elle
Elle t'appelle dans ses ondes
Et laisse la mer répondre
Que depuis toujours tu l'aimes

Tu veux rester à ses côtés
Maintenant, tu n'as plus peur
De voyager les yeux fermés
Une flamme brûle dans ton cœur

Il était un pêcheur venu sur la terre
Qui a veillé très longtemps
Du haut d'une tour solitaire
Quand il a compris que seuls
Les hommes perdus le voyaient
Il a dit qu'on voguerait
Jusqu'à ce que les vagues nous libèrent
Mais lui-même fut brisé
Bien avant que le ciel s'ouvre
Délaissé et presqu'un homme
Il a coulé sous votre sagesse
Comme une pierre

Tu veux rester à ses côtés
Maintenant, tu n'as plus peur
De voyager les yeux fermés
Une flamme brûle dans ton cœur

Suzanne t'emmène écouter les sirènes
Elle te prend par la main
Pour passer une nuit sans fin
Comme du miel, le soleil coule
Sur Notre Dame des Pleurs
Elle te montre où chercher
Parmi les déchets et les fleurs
Dans les algues, il y a des rêves
Des enfants au petit matin
Qui se penchent vers l'amour
Ils se penchent comme ça toujours
Et Suzanne tient le miroir

Tu veux rester à ses côtés
Maintenant, tu n'as plus peur
De voyager les yeux fermés
Une blessure étrange dans ton cœur.


Suzanne



Bonne année Suzanne.

Yves.

Mes cinq éléments

Une petite gouttelette
Ne tombe d'un mètre
Qu'elle me tourne la tête,
Redonne vie à mon être.

Un copeau de bois
Chute de ma croix,
Et énonce mes choix.
Depuis je te crois.

Une toute petite flamme
Dans tes yeux me désarme.
Il ne subsiste, dans mon âme,
Plus aucune larme.

Légèrement, tu me souffles
En moi, l'air s'engouffre,
J'inspire et je m'étouffe.
Plus jamais je ne souffre.

Un de tes mots doux
Apaise mes courroux,
Me calme et m'amadoue.
Il vaut tous mes peu et prou.

zoran.tempete

samedi, novembre 29 2008

Sur l'herbe

- L'abbé divague. - Et toi, marquis,
Tu mets de travers ta perruque.
- Ce vieux vin de Chypre est exquis
Moins, Camargo, que votre nuque.

- Ma flamme... - Do, mi, sol, la, si,
L'abbé, ta noirceur se dévoile!
- Que je meure, mesdames, si
Je ne vous décroche une étoile!

- Je voudrais être petit chien!
- Embrassons nos bergères, l'une
Après l'autre. - Messieurs, eh bien?
- Do, mi, sol. - Hé! bonsoir la Lune!


Paul Verlaine : Fêtes galantes : Sur l'herbe

dimanche, novembre 23 2008

Pour que tu m'aimes encore

J'ai compris les mots, j'ai bien compris, merci
Raisonnable et nouveau, c'est ainsi par ici
Que les choses ont changé, que les fleurs ont fané
Que le temps d'avant, c'était le temps d'avant
Que si tout zappe et lasse, les amours aussi passent
Il faut que tu saches

J'irai chercher ton coeur si tu l'emportes ailleurs
Même si dans tes danses d'autres dansent tes heures
J'irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
Je te jetterai des sorts pour que tu m'aimes encore

Fallait pas commencer m'attirer me toucher
Fallait pas tant donner moi je sais pas jouer
On me dit qu'aujourd'hui, on me dit que les autres font ainsi
Je ne suis pas les autres
Avant que l'on s'attache, avant que l'on se gâche

Je veux que tu saches

J'irai chercher ton coeur si tu l'emportes ailleurs
Même si dans tes danses d'autres dansent tes heures
J'irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
Je te jetterai des sorts pour que tu m'aimes encore

Je trouverai des langages pour chanter tes louanges
Je ferai nos bagages pour d'infinies vendanges
Les formules magiques des marabouts d'Afrique
Je les dirai sans remords pour que tu m'aimes encore

Je m'inventerai reine pour que tu me retiennes
Je me ferai nouvelle pour que le feu reprenne
Je deviendrai ces autres qui te donnent du plaisir
Vos jeux seront les nôtres si tel est ton désir
Plus brillante plus belle pour une autre étincelle
Je me changerai en or pour que tu m'aimes encore


Céline Dion
POUR QUE TU M'AIMES ENCORE

lundi, novembre 17 2008

Madame...

Mézières le 25.VII.1836

Madame,

Peu enclin à sourire tant j'ai peine en mon coeur

Incapable d'encore endurer cette flamme

Qui sauvagement me ronge et me brûle le coeur

Au point de m'étioler l'âme, le corps, et l'esprit

J'ai pris la liberté d'écrire, pardonnez mon audace, Madame

Ce billet anonyme mais toutefois sincère

Cette lettre osée vous dira tout l'amour

Dont mon coeur envers vous est épris

L'attirance qui me pousse à rêver

Qu'une idylle qui sait, une idylle d'amour

Pourrait naître avec vous et grandir

Comme en mes rêves je voudrais dans mes bras

Vous serrer; à l'oreille tout bas vous dire

Ces mots doux et calins que chantent les trouvères

Les sussurer, lors qu'ils puissent en vous se graver

Moi, en rêveur un peu fou, blotti entre vos bras

Un regard de vous qui se perd dans le mien

Un sourire, une parole, mon coeur en est ravi

Et vous avoir chez moi, vous voir au quotidien

En ces pensées déjà se créent nombres de joies

Lors mon souhait premier serait à l'envi

D'être amis; à voir ce rêve-là mon esprit jà festoie

Si curieuse vous êtes, l'anonyme vous attend

Chaque vesprée au pont de Pierre, lieu propice

Et combien romantique où l'amoureux patent

père votre venue prochaine sous d'excellents auspices

à Jeanne Marie MAUVIEL n° XII Faubourgs de Pierre en Mézières

Lettera amorosa- Thème du printemps de poètes 2007

Avec l'aimable autorisation de l'auteur : CéPYGé.X http://users.skynet.be/les.maissineries/