Aimons, foutons, ce sont des plaisirs
Qu’il ne faut pas que l’on sépare;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l’âme a de plus rare.
D’un vit, d’un con et de deux cœurs
Naît un accord plein de douceurs
Que les dévots blâment sans cause.
Amaryllis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose,
Foutre sans aimer, ce n’est rien.
Jean de La Fontaine
Tag - poeme erotique
dimanche, mai 17 2009
poème érotique, Jean de La Fontaine
Par trop d'amour le dimanche, mai 17 2009, 07:31 - poemes et poesie
Petit Poème érotique
Par trop d'amour le dimanche, mai 17 2009, 07:26 - poeme d'amour
Et je regrette et je cherche Psappha
Et je regrette et je cherche ton doux baiser.
Quelle femme saurait me plaire et m’apaiser ?
Laquelle apporterait les voluptés anciennes
Sur des lèvres sans fard et pareilles aux tiennes ?
Je le sais, tu mentais, ton rire sonnait creux
Mais ton baiser fut lent, étroit et savoureux,
Il s’attardait, et ce baiser atteignait l’âme,
Car tu fus à la fois le serpent et la femme.
Mais souviens-toi de la façon dont je t’aimais…
Moi, ne suis-je plus rien dans ta chair ? Si jamais
Tu sanglotas mon nom dans l’instant sans défense,
Souviens-toi de ce cri suivi d’un grand silence.
Je ne sais plus aimer les beaux chants ni les lys
Et ma maison ressemble aux grands nécropolis.
Moi qui voudrais chanter, je demeure muette.
Je désire et je cherche et surtout je regrette…
(Renée Vivien, Sillages, 1908)
mercredi, février 18 2009
tes mains sur moi
Par trop d'amour le mercredi, février 18 2009, 06:49 - poeme d'amour
tes mains sur moi
ne me regarde pas comme ça..
je me perds dans tes yeux.
ils me percent, j'aime ça,
amène moi dans tes cieux.
ne me souris pas comme ça...
mon coeur s'emballe.
je vois tes lèvres sur moi,
irrésistiblement idéales.
ne me parle pas comme ça..
tes mots me plaisent.
sondent mon âme, d'ici à là,
m'apprennent et m'apaisent.
ne me frôle pas comme ça...
je ne suis plus rien.
mon corps se dissout de toi,
je t'en supplie.. viens!
ne me touche pas comme ça...
mon âme fond, je suis à toi.
je t' en prie... une fois,
juste une fois tes mains sur moi.
ne me quitte pas comme ça..
je t'implore de l'intérieur,
dis que tu dois rester pour moi,
empêche le, je n'ai plus de coeur.
ne m'abandonne pas comme ça..
je vis ma vie en rêvant,
qu'un jour je quitterai ici bas...
sachant où tu es et que tu m'attends.
mardi, février 3 2009
Viens me jeter au dos, et attacher mes mains
Par trop d'amour le mardi, février 3 2009, 07:01 - poeme d'amour
Viens me jeter au dos, et attacher mes mains,
Ainsi que mes deux pieds pour assouvir ta faim ;
En exposant ma caisse, pelée sans aucun soin
Pour tourmenter mon corps et investir ses coins ;
Je ne peux plus bouger, je suis à ton merci,
Etalée comme objet à ton regard qui luit ;
Attendris ton trajet sur mon corps alangui,
Je ne suis qu'un sujet aux maniements gratuits !
Tu aimes mélanger tortures et plaisirs ;
Et tu ne prives pas des gifles et morsures ;
Tiraillant mes cheveux, pinçant à ton désir,
Laissant des traces sur mon corps et sa texture !
Etendue devant toi, collé au lit mon dos ;
Pour pétrir aisément mon corps par tes assauts ;
Percevoir tout le bas et investir le haut,
Sans me laisser le droit d'agir aux contre sauts !
Cette façon d'amour me laisse étourdie
Et me cause des tours de frissons inouis ;
Allume comme un four l'ensemble de mes plies,
Sans pouvoir en détour te rendre le défi.
quand tu saisis mes lèvres avec ta goulue bouche,
Tu passes comme pieuvre ta langue frêle et louche ;
Tu transportes ma plèvre en volcan par tes touches,
Faisant couler ma source en flot comme une douche.
Tu transformes mes seins une poupée de chair,
Exposés à tes mains, durcis comme du fer,
Et ton corps baladin sévit sur tous les points,
Pour me griser et faire de moi ce qu'il te tient.
Mes globes pointés vers tes yeux: deux tas de miel :
Un beau cadeau offert à toi en rituel.
Tu te mets à genoux adorant cet autel,
Pour contourner ses flancs, et recueillir son fiel.
Parfois tes seins s'invitent à attoucher les miens,
En enfonçant le gite par de tendres câlins ;
Et tes lèvres gravitent autour de mes tétins :
Une douleur au ventre traverse mon entrain.
Tu t'ingénies à faire des gestes euphoriques,
Pour exciter et plaire,par des maintes pratiques ;
Mes tétons que tu gères, en grattant ta portique,
Redressent ton bouton et rembourrent ta crique.
Une fois excitée, tu vautres sur mes reins,
Caressant le duvet et la vulve qui geint ;
Tu goûtes la rosée et le bouton qui feint,
Me laissant explosée à une joie sans fin...
jadeaust
samedi, janvier 31 2009
Je te goute...
Par trop d'amour le samedi, janvier 31 2009, 07:09 - poeme d'amour
Fleur..tes couleurs..
ta saveur ...mon bonheur..
Ton centre de vie..
je goûte ton fruit..
Pétales de rose..
sur elles ..je me pose..
La douceur de ton miel..
vaut tout le ciel..
Douce amour..de mon parcours..
ton essence..pour mes sens..
Charmeuse..je suis conquise..
je te trouve exquise...
Sauvage comme le vent..
suave dans les grands moments..
Ton emprise .. comme une brise..
beautée ..dévoilée..tu te laisse aimer..
Tes parfums multiples..
remplissent ma vie..mes nuits..
je suis ta disciple..
Te conquérir...pour partir..
pour te revenir..
De toi..je me passionne..
ton centre de vie..
je goûte ton fruit..
Tu frissonnes..tu t'abandonnes..
intense.. moment..
tout puissant..l'instant..
où je suis si près..
de ton ultime sommet..
La douceur de ton miel..
vaut cent arc-en-ciel..
Pétales de rose..
sur elles..je me pose..
ta jouissance..ennivrante...
cette récompense..me fait sentir vivante..
Je suis ton admiratrice..ta complice..
tu es ma partenaire de délices..
Je m'envole...vers le ciel..
comblée ..rassasiée..
chargée..de tes beautées..
Je ne suis...qu'une petite abeille..
devant tes merveilles..
explora
jeudi, janvier 29 2009
Bénévole
Par trop d'amour le jeudi, janvier 29 2009, 06:33 - poeme d'amour
La première fois, je l'ai vue
Elle avait choisi son endroit
Pour exercer sa belle vertu
A l'égard des gens de droit
J'allais laver mon linge
C'était la première fois
Je m'y prenais comme un singe
Elle m'accueillit avec force de voix
Voulant me corriger :
La laverie a ses lois
Je vois qui tu es
Tu ne dois pas faire comme cela
Il y a tant de boutons
Quel doit être mon choix
Mais je vois dans ses joues bonbon
Qu'elle ne s'arrêtera pas là
Je faisais, je crois, le nécessaire
Mais c'est à mon linge qu'elle devina
Que je fus vraiment célibataire
Dans le tambour qui se dévida
Elle prit la chose en main
Je ne refusai pas
Et en un tournemain
Mis la machine au pas
Elle m'indiqua l'heure du bain
Et me prit par le bras
Le linge a maintenant son destin
Il ne s'enfuira pas
Soudain, je me fis conduire
Je n'avais pas le choix
Elle me demanda de lui dire
Un grand oui à haute voix
C'était une remise dérobée
Elle voulait du bien de moi
Elle m'offrit un baiser
Je n'avais plus du tout froid
Dans un grand silence
Elle me dit : je suis à toi
Quelle grande délivrance
Tu peux revenir les prochaines fois
zoran.tempete
Elle a deux amants !!
Par trop d'amour le jeudi, janvier 29 2009, 06:26 - poeme d'amour
Elle a deux amants!!
De sa chaleur..il sait la séduire..
dansant..mirroitant..
ses joyaux ressortir..
de milliers de diamants..la couvrant..
De teintes chaque fois insaissisables..
pour elle..il se veut agréable..
D'orangé..d'argenté..le rose devient dorée..
il brille par elle..
c'est son éternelle...
Il y peint son coeur..son bonheur..
lui donne de sa chaleur...
Chaque jour.. revient lui faire la cours..
il est doux..et silencieux..ce monsieur..
L'autre..salé..assoiffé..sait la faire bouger..
c'est elle.. qu'il veut embrasser..
Tempérament..d'amant..
séduisant..passionnant..
puissant dans son mouvement..
la survolant..parfois la défiant..
Lui créant des vagues immenses..intenses..
suivant sa cadences..ses préférences..
Il aime la voir danser..la faire monter..
l'effleurant..il est toujours présent..
Heureuse..dans son art..
mystérieuse...elle cache ses trésors..
elle aime ses amoureux..
ne pouvant se séparer d'eux..
Sous le soleil levant..
dansant avec le vent ..
la mer a deux amants..
explora
jeudi, janvier 8 2009
Emotions
Par trop d'amour le jeudi, janvier 8 2009, 05:12 - poeme d'amour
Grain satin et soyeux de ta peau
me donnent frissons, douceur exquise.
Quand mes mains, ma langue, ma bouche,
de ton corps proie soumise,
se repaissent à ne plus faim !
Découvrir tes endroits les plus secrets,
endroits interdits aux étrangers.
Tu es ma Terre, je suis ton roi,
prêts à querelle si l'on t'ôte à moi.
Tes courbes sont comme océans et mers à dompter,
telle une Armada je m'y lance à naviguer.
Mouvements de tes hanches, comme flots déchaînés,
m'enfoncent en toi, pour m'y noyer.
Découvrir tes endroits les plus secrets,
endroits interdits aux étrangers.
Tu es la Mer, je suis ton roi,
comme Poseidon vivant en toi.
A ta fontaine d'Amour je veux m'arrêter,
pour y déposer un doux et long baiser.
Y assouvir ma soif de désir,
en buvant ton hydromel du jouir.
Découvrir tes endroits les plus secrets,
endroits interdits aux étrangers.
Tu es fontaine de l'Amour,
je m'y baigne comme aux beaux jours... Mon Amour.
sweetgen (sweetgen@laposte.net) - 01/2009
lundi, janvier 5 2009
Plaisir d'une tétée
Par trop d'amour le lundi, janvier 5 2009, 05:17 - poeme d'amour
Elle m'a dit : "pourquoi sautes-tu sur mes seins,
Chaque fois que tu vois,ma gorge sans soutien ?
Concurrences-tu mon gentil petit gamin!
Tes tétées me procurent un plaisir assez fin,
Accompagnant le lait coulé de mes gradins."
J'ai dit que : ma maman m'a empêchée les siens :
Nourrie au biberon autrefois, je me plains !
Pour moi c'est regrettant : je porte ce besoin.
Maman m'a élevée avec des frustrations ;
Je cherche à lever ce manque à présent ;
Laisse-moi me gaver de son goût maintenant,
Pour pouvoir enrayer ma vile privation !
Chez toi je sens couler l'exquis filet de lait !
Son agrément me plait,et son gré est parfait.
J'ai dûment consommé ceux des bêtes de trait,
Mais c'est inégalé le lait maternel frais !
Ce repas partagé, avec ton beau bébé,
Me rend âgée d'un an, et d'un penchant gourmand !
Le lait chaud qui circule des tétons me gavait,
Giclant entre mes dents, d'un goût ensorcelant.
J'adore ce gros sein, qui coule dans ma bouche.
Je peux sentir son point, palpitant sous mes touches.
J'essaie le contenir entier entre mes lèvres ;
Son grain prêt à bondir, sous l'effet de ma fièvre.
Sucer son élixir, c'est la joie de mon œuvre...
J'aime passer ma main sur son corps en velours,
Et me sentir les brins de gouttes qui parcourent.
Lécher leurs tours fragiles, l'auréole pudique,
Par des suçons futiles,s'éclatant en musique...
Je sais que les hormones, secretées mar mon geste,
Ou celui de l'enfant, accomplissent le reste:
Le plaisir sexuel que tu sens de ce fait
Répand en toi l'orgasme et te réjouit de près.
Et je te vois gémir, me tenant dans tes bras;
Comme c'était l'amour accompli sur tes voies!
Et des mots de plaisir enrouent ta tendre voix,
Enrobée de désirs et d'actes qui me noient
De flots de lait qui giclent ma bouche et mon détroit...!
dimanche, décembre 28 2008
Laisse moi
Par trop d'amour le dimanche, décembre 28 2008, 06:11 - poeme d'amour
Laisse moi toucher
Laisse moi caresser
Laisse moi embrasser
Ton doux corps
De diamant et d'or
Laisse moi d'un baiser
Embrasser tes lèvres satiné
Et ceuillir la fleur de pêcher
Je veux sentir
Je veux tenir
Ton corp si doux
Entre mes mains de satin
Te faire jouir
Oui jouir de plaisir
Pour que comme le volcan
Tu exploses sans fin
Et que cet lave
Doucement se glisse
Sur mon corps enflammé
Et que je brûle de désir
Au moment de le sentir
Et que je puisse de nouveau vivre.
mardi, décembre 23 2008
Ton Éminence
Par trop d'amour le mardi, décembre 23 2008, 06:51 - poeme d'amour
J'assois sur l'horizon
Toute la courbe du soleil.
Boutons du dos en rond.
Éveiller. Désirs en sommeil.
Sous dentelles de roses,
Candeur de belle vahiné,
J'attends. Les mains se posent.
Inviter. Ne plus trembler.
Prière des fleuves en pleurs
Revendique les gorges à pic.
Un grain de. Pour le bonheur.
Camisole, le bien public.
La Voie Lactée envie.
Combler les vœux pieux.
Nadir et bien en vie.
Dévoiler. Fermer les yeux.
Vignes en fleurs de Bacchus,
Cave voisine au gouffre,
Déclinant pines et phallus.
Éteindre. Un feu de souffre.
Épouser les courbes fines,
L'espace et le temps.
Qui adhère s'incline.
Adulé, te suit ou attend.
Heureuse Bénédicte,
Le fondement dépasse
La loi qui se dicte.
Touché, en creux les salaces.
Au bal masqué
Par trop d'amour le mardi, décembre 23 2008, 06:39 - poeme d'amour
Je n'ai vu que ses yeux luire sous masque noir.
Ils étaient azurés, et d'un éclat notoire.
J'ai voulu voir son corps,entre mes bras se choir,
Mais l'envie ne suffit jamais d'avoir la gloire !
J'ai vu deux longues mèches pointer des deux côtés.
Coloriées pure pêche ou du miel importé,
Ondulantes mais pêchent d'un mouvement sauter.
Et les parties très fraîches, du corps, je les ratais!
Sa bouche un beau joujou qui glorifie l'orfèvre.
Ses lèvres des bijoux m'ont jetée dans la fièvre.
Sans oublier le cou fin un joli chef-d'œuvre.
L'épaule me rend fou, balançant comme pieuvre.
Les seins dans les sursauts divaguaient comme houle,
Pointés dans un air haut,très peu cachés des foules.
Et un pantalon gros, d'en bas mais le haut moule,
Montrant l'amphore beau:qui enchante et saoule.
Sa voix qui raisonnait : une flûte enchantée,
Laissait emprisonner mon cœur et l'empâter,
Le charme qui sonnait de ses propos jetés
Dévie les cantonnés ermites et piétés.
Je n'ai pu retenir mes élans sensuels,
Et je n'avais des yeux que pour ma demoiselle:
Comme une libellule accrochée par ficelles
A ses mains je tournais constamment autour d'elle!
J'aurais payé un an de ma vie pour l'avoir
Dansée collée à moi et beaucoup plus pour voir
Ses seins contre ma bouche,seules dans une foire .
Je me suis rapprochée d'elle pour l'accoster,
Mais j'étais empochée par quelqu'un à côté,
Et je n'ai pu lâcher un mot pour l'affréter!
C'était une soirée avec quelques amis,
Et j'ai bien regretté d'être nombreux venus:
Si j'étais, vraiment seule, je l'aurais sûr suivie,
Pour découvrir la meule tapie sous ses habits!
samedi, novembre 29 2008
Sur l'herbe
Par trop d'amour le samedi, novembre 29 2008, 08:36 - poeme d'amour
- L'abbé divague. - Et toi, marquis,
Tu mets de travers ta perruque.
- Ce vieux vin de Chypre est exquis
Moins, Camargo, que votre nuque.
- Ma flamme... - Do, mi, sol, la, si,
L'abbé, ta noirceur se dévoile!
- Que je meure, mesdames, si
Je ne vous décroche une étoile!
- Je voudrais être petit chien!
- Embrassons nos bergères, l'une
Après l'autre. - Messieurs, eh bien?
- Do, mi, sol. - Hé! bonsoir la Lune!
Paul Verlaine : Fêtes galantes : Sur l'herbe