poeme d'amour et parole de chanson

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dimanche, juin 14 2009

Intimes

Je n'ai envie que de t'aimer
Un orage emplit la vallée
Un poisson la rivière

Je t'ai faite à la taille de ma solitude.

Le monde entier pour se cacher
Des jours des nuits pour se comprendre
Pour ne plus rien voir dans tes yeux
Que ce que je pense de toi
Et d'un monde à ton image
Et des jours et des nuits réglés par tes paupières.

Intimes V. Paul Eluard

mercredi, février 18 2009

tes mains sur moi

tes mains sur moi

ne me regarde pas comme ça..
je me perds dans tes yeux.
ils me percent, j'aime ça,
amène moi dans tes cieux.

ne me souris pas comme ça...
mon coeur s'emballe.
je vois tes lèvres sur moi,
irrésistiblement idéales.

ne me parle pas comme ça..
tes mots me plaisent.
sondent mon âme, d'ici à là,
m'apprennent et m'apaisent.

ne me frôle pas comme ça...
je ne suis plus rien.
mon corps se dissout de toi,
je t'en supplie.. viens!

ne me touche pas comme ça...
mon âme fond, je suis à toi.
je t' en prie... une fois,
juste une fois tes mains sur moi.

ne me quitte pas comme ça..
je t'implore de l'intérieur,
dis que tu dois rester pour moi,
empêche le, je n'ai plus de coeur.

ne m'abandonne pas comme ça..
je vis ma vie en rêvant,
qu'un jour je quitterai ici bas...
sachant où tu es et que tu m'attends.

sipapillon

lundi, janvier 12 2009

L'encre de tes yeux

Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux,
Puisqu'on est fous, puisqu'on est seuls,
Puisqu'ils sont si nombreux,
Même la morale parle pour eux,
J'aimerais quand même te dire,
Tout ce que j'ai pu écrire
Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux.

Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes,
A trop vouloir te regarder
J'en oubliai les miennes.
On rêvait de Venise et de liberté,
J'aimerais quand même te dire,
Tout ce que j'ai pu écrire
C'est ton sourire qui me l'a dicté.

Tu viendras longtemps marcher
Dans mes rêves,
Tu viendras toujours du côté

Où le soleil se lève,
Et si malgré ça j'arrive à t'oublier
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire,
Aura longtemps le parfum des regrets.

Mais puisqu'on ne vivra jamais tous les deux,
Puisqu'on est fous, puisqu'on est seuls,
Puisqu'ils sont si nombreux,
Même la morale parle pour eux,
J'aimerais quand même te dire,
Tout ce que j'ai pu écrire
Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux.

Francis Cabrel
L'ENCRE DE TES YEUX

mercredi, décembre 31 2008

Mes cinq éléments

Une petite gouttelette
Ne tombe d'un mètre
Qu'elle me tourne la tête,
Redonne vie à mon être.

Un copeau de bois
Chute de ma croix,
Et énonce mes choix.
Depuis je te crois.

Une toute petite flamme
Dans tes yeux me désarme.
Il ne subsiste, dans mon âme,
Plus aucune larme.

Légèrement, tu me souffles
En moi, l'air s'engouffre,
J'inspire et je m'étouffe.
Plus jamais je ne souffre.

Un de tes mots doux
Apaise mes courroux,
Me calme et m'amadoue.
Il vaut tous mes peu et prou.

zoran.tempete

mardi, décembre 23 2008

Au bal masqué

Je n'ai vu que ses yeux luire sous masque noir.
Ils étaient azurés, et d'un éclat notoire.
J'ai voulu voir son corps,entre mes bras se choir,
Mais l'envie ne suffit jamais d'avoir la gloire !

J'ai vu deux longues mèches pointer des deux côtés.
Coloriées pure pêche ou du miel importé,
Ondulantes mais pêchent d'un mouvement sauter.
Et les parties très fraîches, du corps, je les ratais!

Sa bouche un beau joujou qui glorifie l'orfèvre.
Ses lèvres des bijoux m'ont jetée dans la fièvre.
Sans oublier le cou fin un joli chef-d'œuvre.
L'épaule me rend fou, balançant comme pieuvre.

Les seins dans les sursauts divaguaient comme houle,
Pointés dans un air haut,très peu cachés des foules.
Et un pantalon gros, d'en bas mais le haut moule,
Montrant l'amphore beau:qui enchante et saoule.

Sa voix qui raisonnait : une flûte enchantée,
Laissait emprisonner mon cœur et l'empâter,
Le charme qui sonnait de ses propos jetés
Dévie les cantonnés ermites et piétés.

Je n'ai pu retenir mes élans sensuels,
Et je n'avais des yeux que pour ma demoiselle:
Comme une libellule accrochée par ficelles
A ses mains je tournais constamment autour d'elle!

J'aurais payé un an de ma vie pour l'avoir
Dansée collée à moi et beaucoup plus pour voir
Ses seins contre ma bouche,seules dans une foire .

Je me suis rapprochée d'elle pour l'accoster,
Mais j'étais empochée par quelqu'un à côté,
Et je n'ai pu lâcher un mot pour l'affréter!

C'était une soirée avec quelques amis,
Et j'ai bien regretté d'être nombreux venus:
Si j'étais, vraiment seule, je l'aurais sûr suivie,
Pour découvrir la meule tapie sous ses habits!

Jadeaust

mercredi, novembre 19 2008

Dis-moi Céline

Dis-moi Céline les années ont passé
Pourquoi n'as-tu jamais pensé à te marier?
De toute mes soeurs qui vivaient ici
Tu es la seule sans mari.

REFRAIN:
Non non non, ne rougis pas, non ne rougis pas
Tu as tu as toujours de beaux yeux
Ne rougis pas, non ne rougis pas
Tu aurais pu rendre un homme heureux!

Dis-moi Céline toi qui es notre aimée
Toi qui fus notre mère toi qui l'as remplacée
N'as-tu vécu pour nous autrefois
Que sans jamais penser à toi?

REFRAIN

Dis-moi Céline qu'est-il donc devenu
Ce gentil fiancé qu'on n'a jamais revu?
Est ce pour ne pas nous abandonner
Que tu l'as laissé s'en aller?

REFRAIN

Dis-moi Céline ta vie n'est pas perdue
Nous sommes les enfants que tu n'as jamais eus
Il y a longtemps que je le savais
Et je ne l'oublierai jamais

PARLÉ:
Ne pleure pas, ne pleure pas
Tu as toujours les yeux d'autrefois
Ne pleure pas, ne pleure pas
Nous resterons toujours près de toi

Hugues Aufray
CÉLINE
Paroles: Vline Buggy et Hugues Aufray, musique: Mort Shuman

lundi, novembre 17 2008

Au fond du coeur

au fond de notre coeur, un beau jour, le beau jour de tes yeux continue. Les champs, l'été, les bois, le fleuve. Fleuve seul animant l'apparence des cimes. Notre amour c'est l'amour de la vie, le mépris de la mort. A même la lumière contredite, souffrante, sans croissance ni fin, un jour sur terre, plus clair en plein terre que les roses mortelles dans les sources de midi.

Au fond de notre coeur, tes yeux dépassent tous les ciels, leur coeur de nuit. Flèches de joie, ils tuent le temps, ils tuent l'espoir et le regret, ils tuent l'absence.

La vie, seulement la vie, la forme humaine autour de tes yeux clairs.

D’une main composée pour moi Et qu’elle soit faible qu’importe Cette main double la mienne Pour tout lier tout délivrer Pour m’endormir pour m’éveiller D’un baiser la nuit des grands rapports humains Un corps auprès d’un autre corps La nuit des grands rapports terrestres la nuit native de ta bouche La nuit où rien ne se sépare

Que ma parole pèse sur la nuit qui passe Et que s’ouvre toujours la porte par laquelle Tu es entrée dans ce poème Porte de ton sourire et porte de ton corps

Par toi je vais de la lumière à la lumière De la chaleur à la chaleur C’est par toi que je parle et tu restes au centre De tout comme un soleil consentant au bonheur

Paul Eluard