Pétales arrachés
De si peu à la folie
Flirt à bout de fleur
Texte original d'Elisa Huttin sur http://haiku.dumatin.fr/
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dimanche, juin 14 2009
Par trop d'amour le dimanche, juin 14 2009, 17:06 - poeme d'amour
Pétales arrachés
De si peu à la folie
Flirt à bout de fleur
Texte original d'Elisa Huttin sur http://haiku.dumatin.fr/
Par trop d'amour le dimanche, juin 14 2009, 17:01 - poeme d'amour
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire
Paul Eluard
Par trop d'amour le dimanche, juin 14 2009, 16:58 - poeme d'amour
Je n'ai envie que de t'aimer
Un orage emplit la vallée
Un poisson la rivière
Je t'ai faite à la taille de ma solitude.
Le monde entier pour se cacher
Des jours des nuits pour se comprendre
Pour ne plus rien voir dans tes yeux
Que ce que je pense de toi
Et d'un monde à ton image
Et des jours et des nuits réglés par tes paupières.
Intimes V. Paul Eluard
dimanche, mai 17 2009
Par trop d'amour le dimanche, mai 17 2009, 07:31 - poemes et poesie
Aimons, foutons, ce sont des plaisirs
Qu’il ne faut pas que l’on sépare;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l’âme a de plus rare.
D’un vit, d’un con et de deux cœurs
Naît un accord plein de douceurs
Que les dévots blâment sans cause.
Amaryllis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose,
Foutre sans aimer, ce n’est rien.
Jean de La Fontaine
Par trop d'amour le dimanche, mai 17 2009, 07:26 - poeme d'amour
Et je regrette et je cherche Psappha
Et je regrette et je cherche ton doux baiser.
Quelle femme saurait me plaire et m’apaiser ?
Laquelle apporterait les voluptés anciennes
Sur des lèvres sans fard et pareilles aux tiennes ?
Je le sais, tu mentais, ton rire sonnait creux
Mais ton baiser fut lent, étroit et savoureux,
Il s’attardait, et ce baiser atteignait l’âme,
Car tu fus à la fois le serpent et la femme.
Mais souviens-toi de la façon dont je t’aimais…
Moi, ne suis-je plus rien dans ta chair ? Si jamais
Tu sanglotas mon nom dans l’instant sans défense,
Souviens-toi de ce cri suivi d’un grand silence.
Je ne sais plus aimer les beaux chants ni les lys
Et ma maison ressemble aux grands nécropolis.
Moi qui voudrais chanter, je demeure muette.
Je désire et je cherche et surtout je regrette…
(Renée Vivien, Sillages, 1908)
lundi, avril 20 2009
Par trop d'amour le lundi, avril 20 2009, 09:27 - citation d'amour
"Si tu veux être aimé, aime."
Sénèque
dimanche, mars 22 2009
Par trop d'amour le dimanche, mars 22 2009, 07:53 - poeme d'amour
Ma seule amour
Ma seule amour, ma joye et ma maistresse,
Puisqu'il me fault loing de vous demorer,
Je n'ay plus riens, à me reconforter,
Qu'un souvenir pour retenir lyesse.
En allegant, par Espoir, ma destresse,
Me couvendra le temps ainsi passer,
Ma seule amour, ma joye et ma maistresse,
Puisqu'il me fault loing de vous demorer
Car mon las cueur, bien garny de tristesse,
S'en est voulu avecques vous aler,
Ne je ne puis jamais le recouvrer,
Jusques verray vostre belle jeunesse,
Ma seule amour, ma joye et ma maistresse.
(poème de Charles dOrleans 1394 - 1465)
dimanche, mars 15 2009
Par trop d'amour le dimanche, mars 15 2009, 08:30 - parole de chanson
Ce jour là n'est pas pour demain !
A demain, Alain. Vos chansons sont définitivement pour moi parmi les plus belles chansons françaises. Je pense notamment à "Madame rêve" et à l'album "Résidents de la République".
jeudi, février 26 2009
Par trop d'amour le jeudi, février 26 2009, 07:38 - proverbe d'amour
Les fautes sont grandes quand l'amour est petit.
Proverbe italien
Par trop d'amour le jeudi, février 26 2009, 07:36 - citation d'amour
"On peut supporter seul le chagrin, mais il faut être deux pour être heureux."
E. Hubbard
samedi, février 21 2009
Par trop d'amour le samedi, février 21 2009, 07:13 - poemes et poesie
Martinique Guadeloupe Guyane Réunion
Ernest BRELEUR
Patrick CHAMOISEAU
Serge DOMI
Gérard DELVER
Edouard GLISSANT
Guillaume PIGEARD DE GURBERT
Olivier PORTECOP
Olivier PULVAR
Jean-Claude WILLIAM
Manifeste pour les “produits” de haute nécessité
" Au moment où le maître, le colonisateur
proclament
" il n'y a jamais eu de peuple ici ",
le peuple qui manque est un devenir,
il s'invente,
dans les bidonvilles et les camps, ou
bien dans les ghettos,
dans de nouvelles conditions de
lutte auxquelles un art nécessairement
politique doit contribuer
Gilles Deleuze
L'image-temps
Cela ne peut signifier qu'une chose :
non pas qu'il n'y a pas de route
pour en sortir,
mais que l'heure est venue d'abandonner
toutes les vieilles routes.
Aimé Césaire
Lettre à Maurice Thorez
C'est en solidarité pleine et sans réserve aucune
que nous saluons le profond mouvement social
qui s'est installé en Guadeloupe, puis en
Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la
Réunion.
Aucune de nos revendications n'est illégitime.
Aucune n'est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée
que les rouages du système auquel elle se confronte.
Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu'elle représente,
ni dans ce qu'elle implique en relation avec l'ensemble
des autres revendications.
Car la force de ce mouvement est d'avoir su organiser sur une
même base ce qui jusqu'alors s'était vu disjoint, voire isolé
dans la cécité catégorielle - à savoir les luttes jusqu'alors inaudibles
dans les administrations, les hôpitaux, les établissements
scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales,
tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou
libérales...
Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj - qui
est d'allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se
trouvait désolidarisé - est que la souffrance réelle du plus
grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques,
d'ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses,
encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes,
les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants
indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y
défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir)
que l'on peut saisir l'impossible au collet, ou enlever le
trône de notre renoncement à la fatalité.
Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante,
et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent,
faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent
et se condamnent.
Dès lors, derrière le prosaïque du " pouvoir d'achat " ou du "
panier de la ménagère ", se profile l'essentiel qui nous manque
et qui donne du sens à l'existence, à savoir : le poétique. Toute
vie humaine un peu équilibrée s'articule entre, d'un côté, les
nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le
prosaïque) ; et, de l'autre, l'aspiration à un épanouissement de
soi, là où la nourriture est de dignité, d'honneur, de musique,
de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie,
de spiritualité, d'amour, de temps libre affecté à l'accomplissement
du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le
propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivrepour-
soi n'ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à
ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles
et aux dépassements auxquels nous aspirons.
La " hausse des prix " ou " la vie chère " ne sont pas de petits
diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée,
ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont
les résultantes d'une dentition de système où règne le dogme
du libéralisme économique. Ce dernier s'est emparé de la planète,
il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous
les imaginaires - non à une épuration ethnique, mais bien à
une sorte " d'épuration éthique ” (entendre : désenchantement,
désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de
tout le fait humain. Ce système a confiné nos existences dans
des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon
et vous condamnent à deux misères profondes : être "
consommateur " ou bien être " producteur ". Le consommateur
( Cf. - Jean-Claude Michéa - L'Empire du moindre mal. Coll. Climats - 2007 - Ed Flammarion.)
ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de
travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa
production à l'unique perspective de profits sans limites pour
des consommations fantasmées sans limites. L'ensemble
ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André
Gorz, et où l'économique devient ainsi sa propre finalité et
déserte tout le reste.
Alors, quand le " prosaïque " n'ouvre pas aux élévations du
" poétique ", quand il devient sa propre finalité et se consume
ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de
notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces
codes-barres que sont " le pouvoir d'achat " ou " le panier de
la ménagère ". Et pire : nous finissons par penser que la gestion
vertueuse des misères les plus intolérables relève d'une
politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d'escorter
les " produits de premières nécessités ", d'une autre catégorie
de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument
d'une " haute nécessité ".
Par cette idée de " haute nécessité ", nous appelons à
prendre conscience du poétique déjà en oeuvre dans un
mouvement qui, au-delà du pouvoir d'achat, relève d'une
exigence existentielle réelle, d'un appel très profond au
plus noble de la vie.
Alors que mettre dans ces " produits " de haute nécessité ?
C'est tout ce qui constitue le coeur de notre souffrant désir de
faire peuple et nation, d'entrer en dignité sur la grand-scène du
monde, et qui ne se trouve pas aujourd'hui au centre des
négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans
doute en Guyane et à la Réunion.
D'abord, il ne saurait y avoir d'avancées sociales qui se
contenteraient d'elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se
réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait
les leçons structurantes de ce qui s'est passé. Ce mouvement
a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos
pays, et l'absence de pouvoir qui lui sert d'ossature. Le " déterminant
" ou bien le " décisif " s'obtient par des voyages ou par
le téléphone. La compétence n'arrive que par des émissaires.
La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages.
L'éloignement, l'aveuglement et la déformation président aux
analyses. L'imbroglio des pseudos pouvoirs Région-
Département-Préfet, tout comme cette chose qu'est l'association des maires, ont montré leur impuissance, même leur
effondrement, quand une revendication massive et sérieuse
surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine,
distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne
s'est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les
demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos " présidents
locaux " pour s'en aller mander ailleurs. Hélas, toute
victoire sociale qui s'obtiendrait ainsi (dans ce bond pardessus
nous-mêmes), et qui s'arrêterait là, renforcerait
notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au
monde et nos pseudos pouvoirs.
Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique,
laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement
et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité
de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir
de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel
pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il
nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en
saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que
d'acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des
ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu'une
responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la
répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue
aussi. Celle de l'accueil préférentiel de nos jeunes tout autant.
Celle d'une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la
drogue en relève largement... Le déficit en responsabilité crée
amertume, xénophobie, crainte de l'autre, confiance réduite en
soi... La question de la responsabilité est donc de haute
nécessité. C'est dans l'irresponsabilité collective que se
nichent les blocages persistants dans les négociations
actuelles. Et c'est dans la responsabilité que se trouve
l'invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver
des solutions endogènes praticables. C'est dans la
responsabilité que l'échec ou l'impuissance devient un
lieu d'expérience véritable et de maturation. C'est en responsabilité
que l'on tend plus rapidement et plus positivement
vers ce qui relève de l'essentiel, tant dans les luttes
que dans les aspirations ou dans les analyses.
Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe
obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges,
commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une
logique de système libéral marchand, lequel s'est étendu à
l'ensemble de la planète avec la force aveugle d'une religion.
Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui
nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement
proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer
sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires
européens. C'est comme si la France avait été formatée pour
importer toute son alimentation et ses produits de grande
nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres.
Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l'insondable
chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer
quelque souffrance dans l'immédiat ; mais l'illusoire bienfaisance
de ces accords sera vite balayée par le principe du
" Marché " et par tous ces mécanismes que créent un nuage
de voracités, (donc de profitations nourries par " l'esprit colonial
" et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements
vertueux, réductions opportunistes, pianotements
dérisoires de l'octroi de mer, ne sauraient endiguer.
Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens
dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain
pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance
énergétique et alimentaire. L'autre très haute
nécessité est ensuite de s'inscrire dans une contestation
radicale du capitalisme contemporain qui n'est pas une
perversion mais bien la plénitude hystérique d'un dogme.
La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les
bases d'une société non économique, où l'idée de développement
à croissance continuelle serait écartée au profit de celle
d'épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production
serait des lieux de création de soi et de parachèvement
de l'humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur
qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein
consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il
engendre aussi de bien lamentables " producteurs " - chefs
d'entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels
ineptes - incapables de tressaillements en face d'un sursaut de
souffrance et de l'impérieuse nécessité d'un autre imaginaire
politique, économique, social et culturel. Et là, il n'existe pas de
camps différents. Nous sommes tous victimes d'un système
flou, globalisé, qu'il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et
petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque
part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute
nécessité qu'il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie, et sa
propre vie, dans l'élévation constante vers le plus noble et le
plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant.
Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l'ampleur du
poétique.
On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant
sain et autrement.
On peut renvoyer la SARA (Société Anonyme de Raffinerie
des Antilles) et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en
rompant avec le tout automobile.
On peut endiguer les agences de l'eau, leurs prix exorbitants,
en considérant la moindre goutte sans attendre comme une
denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le
ferait des dernières chiquetailles d'un trésor qui appartient à
tous.
On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant
dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en
décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes
et puissantes aujourd'hui (banques, firmes transnationales,
grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie
mobile...) ne sauraient ni ne pourraient y résister.
Enfin, sur la question des salaires et de l'emploi.
Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité.
Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure
qu'il augmente sa production et ses profits. Le chômage est
une conséquence directe de la diminution de son besoin de
main d'oeuvre. Quand il délocalise, ce n'est pas dans la recherche
d'une main d'oeuvre abondante, mais dans le souci d'un
effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation
salariale dégage des profits qui vont de suite au
grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation
de salaire conséquente n'est donc en rien illégitime : c'est
le début d'une équité qui doit se faire mondiale.
Quant à l'idée du " plein emploi ", elle nous a été clouée dans
l'imaginaire par les nécessités du développement industriel et
les épurations éthiques qui l'ont accompagnée. Le travail à
l'origine était inscrit dans un système symbolique et sacré
(d'ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les
ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son
sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu'il devenait,
au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple "
emploi ", et l'unique colonne vertébrale de nos semaines et de
nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance
quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s'est mis
à n'ouvrir qu'à la consommation.
Nous sommes maintenant au fond du gouffre.
Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique.
Même acharné, même pénible, qu'il redevienne un lieu
d'accomplissement, d'invention sociale et de construction
de soi, ou alors qu'il en soit un outil secondaire parmi
d'autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de
créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce
moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans
barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même
quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand,
les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la
décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeurtravail
en une sorte d'arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire
jusqu'à l'équation d'une activité à haute incandescence
créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste,
mais il s'envisagera dans ce qu'il peut créer en socialisation,
en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce
qu'il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens
aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre
environnement...
Il s'envisagera en " tout ce qui fait que la vie vaut la peine
d'être vécue ".
Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui
stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux
délices de l'ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée
dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie,
de l'étude ou de la consommation de haute nécessité
qui ouvre à création - créaconsommation.
En valeur poétique, il n'existe ni chômage ni plein emploi
ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation,
mais du possible à l'infini pour tous les talents, toutes
les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés
économiques révèle sa brutalité.
Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables
de négociations et à leurs prolongements : que le principe de
gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des
chaînes, une amplification de l'imaginaire, une stimulation des
facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé
sans manman de l'esprit. Que ce principe balise les chemins
vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les
arts visuels, l'artisanat, la culture et l'agriculture... Qu'il soit inscrit
au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges,
des universités et de tous les lieux connaissance et de
formation... Qu'il ouvre à des usages créateurs des technologies
neuves et du cyberespace. Qu'il favorise tout ce qui permet
d'entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations,
interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles
du Tout-Monde... C'est le gratuit en son principe qui
permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de
déterminer l'ampleur des exceptions. C'est à partir de ce
principe que nous devrons imaginer des échelles non
marchandes allant du totalement gratuit à la participation
réduite ou symbolique, du financement public au financement
individuel et volontaire... C'est le gratuit en son principe
qui devrait s'installer aux fondements de nos sociétés
neuves et de nos solidarités imaginantes...
Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu'à
ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit
plus un " panier de ménagère ", mais le souci démultiplié d'une
plénitude de l'idée de l'humain.
Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité
pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne
guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine
aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un
monde écologiquement nouveau.
Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les
négociations se nourrissent, se prolongent et s'ouvrent comme
une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui
sont les nôtres.
An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands
frissons de l'utopie.
Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas
réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation
des sauvageries du " Marché ", mais où il retrouverait son
essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque
en le dépassant ou en l'instrumentalisant de la manière la
plus étroite.
Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe
l'individu, sa relation à l'Autre, au centre d'un projet commun
où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense
et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.
C'est le gratuit en son principe
qui devrait s'installer
aux fondements de nos
sociétés neuves et de nos
solidarités imaginantes.
Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des
archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l'assistanat,
en nous inscrivant résolument dans l'épanouissement
écologique de nos pays et du monde à venir, en
contestant la violence économique et le système marchand,
nous naîtrons au monde avec une visibilité levée
du post-capitalisme et d'un rapport écologique global aux
équilibres de la planète....
Alors voici notre vision :
Petits pays, soudain au coeur nouveau du monde, soudain
immenses d'être les premiers exemples de sociétés postcapitalistes,
capables de mettre en oeuvre un épanouissement
humain qui s'inscrit dans l'horizontale plénitude du
vivant...
Ernest BRELEUR
Patrick CHAMOISEAU
Serge DOMI
Gérard DELVER
Edouard GLISSANT
Guillaume PIGEARD DE GURBERT
Olivier PORTECOP
Olivier PULVAR
Jean-Claude WILLIAM
pour les “produits” de haute nécessité
MANIFESTE
C o n c e p t i o n * L a u D r e
mercredi, février 18 2009
Par trop d'amour le mercredi, février 18 2009, 06:49 - poeme d'amour
tes mains sur moi
ne me regarde pas comme ça..
je me perds dans tes yeux.
ils me percent, j'aime ça,
amène moi dans tes cieux.
ne me souris pas comme ça...
mon coeur s'emballe.
je vois tes lèvres sur moi,
irrésistiblement idéales.
ne me parle pas comme ça..
tes mots me plaisent.
sondent mon âme, d'ici à là,
m'apprennent et m'apaisent.
ne me frôle pas comme ça...
je ne suis plus rien.
mon corps se dissout de toi,
je t'en supplie.. viens!
ne me touche pas comme ça...
mon âme fond, je suis à toi.
je t' en prie... une fois,
juste une fois tes mains sur moi.
ne me quitte pas comme ça..
je t'implore de l'intérieur,
dis que tu dois rester pour moi,
empêche le, je n'ai plus de coeur.
ne m'abandonne pas comme ça..
je vis ma vie en rêvant,
qu'un jour je quitterai ici bas...
sachant où tu es et que tu m'attends.
jeudi, février 12 2009
Par trop d'amour le jeudi, février 12 2009, 05:42 - chanson d'amour
Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie
Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par-dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
À jamais perdu pour moi
Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie
Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau, c'est beau la vie
La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau, c'est beau la vie
Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée
Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau, c'est beau la vie
Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie
Jean Ferrat
C'EST BEAU LA VIE
Paroles: Claude Delecluse, Michelle Senlis, musique: Jean Ferrat
dimanche, février 8 2009
Par trop d'amour le dimanche, février 8 2009, 09:23 - lettre d'amour
"Je t'aime" en plus de 350 langues :
Dire, "je t'aime !" en :
vendredi, février 6 2009
Par trop d'amour le vendredi, février 6 2009, 06:51 - poeme d'amour
Pour nous c'est la fête
Tous les jours pour toujours
On est juste pompette
C'est vraiment par amour
Pourquoi marquer le coup
Un seul jour dans l'an
Un baiser dans le cou
Nous appelle tout le temps
S'il faut vraiment célébrer
Cette fête des amoureux
S'en tenir au calendrier
Suffit juste un peu
Nous sommes main dans la main
Et le bonheur exhaussé
Les jours glissent sans destin
L'amour on l'a déjà trouvé
Valentin tous les jours
Quel présent peut nous combler
Le cadeau c'est notre amour
Nous de sentiments assoiffés
zoran.tempete
mardi, février 3 2009
Par trop d'amour le mardi, février 3 2009, 07:01 - poeme d'amour
Viens me jeter au dos, et attacher mes mains,
Ainsi que mes deux pieds pour assouvir ta faim ;
En exposant ma caisse, pelée sans aucun soin
Pour tourmenter mon corps et investir ses coins ;
Je ne peux plus bouger, je suis à ton merci,
Etalée comme objet à ton regard qui luit ;
Attendris ton trajet sur mon corps alangui,
Je ne suis qu'un sujet aux maniements gratuits !
Tu aimes mélanger tortures et plaisirs ;
Et tu ne prives pas des gifles et morsures ;
Tiraillant mes cheveux, pinçant à ton désir,
Laissant des traces sur mon corps et sa texture !
Etendue devant toi, collé au lit mon dos ;
Pour pétrir aisément mon corps par tes assauts ;
Percevoir tout le bas et investir le haut,
Sans me laisser le droit d'agir aux contre sauts !
Cette façon d'amour me laisse étourdie
Et me cause des tours de frissons inouis ;
Allume comme un four l'ensemble de mes plies,
Sans pouvoir en détour te rendre le défi.
quand tu saisis mes lèvres avec ta goulue bouche,
Tu passes comme pieuvre ta langue frêle et louche ;
Tu transportes ma plèvre en volcan par tes touches,
Faisant couler ma source en flot comme une douche.
Tu transformes mes seins une poupée de chair,
Exposés à tes mains, durcis comme du fer,
Et ton corps baladin sévit sur tous les points,
Pour me griser et faire de moi ce qu'il te tient.
Mes globes pointés vers tes yeux: deux tas de miel :
Un beau cadeau offert à toi en rituel.
Tu te mets à genoux adorant cet autel,
Pour contourner ses flancs, et recueillir son fiel.
Parfois tes seins s'invitent à attoucher les miens,
En enfonçant le gite par de tendres câlins ;
Et tes lèvres gravitent autour de mes tétins :
Une douleur au ventre traverse mon entrain.
Tu t'ingénies à faire des gestes euphoriques,
Pour exciter et plaire,par des maintes pratiques ;
Mes tétons que tu gères, en grattant ta portique,
Redressent ton bouton et rembourrent ta crique.
Une fois excitée, tu vautres sur mes reins,
Caressant le duvet et la vulve qui geint ;
Tu goûtes la rosée et le bouton qui feint,
Me laissant explosée à une joie sans fin...
jadeaust
samedi, janvier 31 2009
Par trop d'amour le samedi, janvier 31 2009, 07:13 - poeme d'amour
Amitié amoureuse
Amoureuse amitié
Amitié et sensualité
Sensualité et tendresse
Des sensations qui stimulent
L’écriture, donnent de l’énergie
Des raisons d’espérer ; la vie
Amoureuse en liberté aimante
Rêve idéal de passion
Réalisé en passion de rêve
Vrai amour tendre
Teinté de fusion
lauravanelcoytte
Par trop d'amour le samedi, janvier 31 2009, 07:09 - poeme d'amour
Fleur..tes couleurs..
ta saveur ...mon bonheur..
Ton centre de vie..
je goûte ton fruit..
Pétales de rose..
sur elles ..je me pose..
La douceur de ton miel..
vaut tout le ciel..
Douce amour..de mon parcours..
ton essence..pour mes sens..
Charmeuse..je suis conquise..
je te trouve exquise...
Sauvage comme le vent..
suave dans les grands moments..
Ton emprise .. comme une brise..
beautée ..dévoilée..tu te laisse aimer..
Tes parfums multiples..
remplissent ma vie..mes nuits..
je suis ta disciple..
Te conquérir...pour partir..
pour te revenir..
De toi..je me passionne..
ton centre de vie..
je goûte ton fruit..
Tu frissonnes..tu t'abandonnes..
intense.. moment..
tout puissant..l'instant..
où je suis si près..
de ton ultime sommet..
La douceur de ton miel..
vaut cent arc-en-ciel..
Pétales de rose..
sur elles..je me pose..
ta jouissance..ennivrante...
cette récompense..me fait sentir vivante..
Je suis ton admiratrice..ta complice..
tu es ma partenaire de délices..
Je m'envole...vers le ciel..
comblée ..rassasiée..
chargée..de tes beautées..
Je ne suis...qu'une petite abeille..
devant tes merveilles..
explora
Par trop d'amour le samedi, janvier 31 2009, 07:01 - trop d'amour
Le jour des amoureux, de l'amour ? Celui où le plus beau cadeau est un poème d'amour, un poeme de saint-valentin ...
D'où vient cette tradition ?
jeudi, janvier 29 2009
Par trop d'amour le jeudi, janvier 29 2009, 06:33 - poeme d'amour
La première fois, je l'ai vue
Elle avait choisi son endroit
Pour exercer sa belle vertu
A l'égard des gens de droit
J'allais laver mon linge
C'était la première fois
Je m'y prenais comme un singe
Elle m'accueillit avec force de voix
Voulant me corriger :
La laverie a ses lois
Je vois qui tu es
Tu ne dois pas faire comme cela
Il y a tant de boutons
Quel doit être mon choix
Mais je vois dans ses joues bonbon
Qu'elle ne s'arrêtera pas là
Je faisais, je crois, le nécessaire
Mais c'est à mon linge qu'elle devina
Que je fus vraiment célibataire
Dans le tambour qui se dévida
Elle prit la chose en main
Je ne refusai pas
Et en un tournemain
Mis la machine au pas
Elle m'indiqua l'heure du bain
Et me prit par le bras
Le linge a maintenant son destin
Il ne s'enfuira pas
Soudain, je me fis conduire
Je n'avais pas le choix
Elle me demanda de lui dire
Un grand oui à haute voix
C'était une remise dérobée
Elle voulait du bien de moi
Elle m'offrit un baiser
Je n'avais plus du tout froid
Dans un grand silence
Elle me dit : je suis à toi
Quelle grande délivrance
Tu peux revenir les prochaines fois
zoran.tempete
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